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RÉSUMÉ

Une jeune fée des eaux vives, nommée Ondine, épouse un chevalier errant du nom de Hans. Ce faisant elle accepte le pacte des ondins : si Hans la trompe, elle l'oubliera et il mourra. En découvrant l'amour, Ondine découvre aussi le monde des Hommes : l'infidélité, l'hypocrisie, la jalousie. Hans rencontre un univers fantastique fait de pureté, de sacrifice... d'amour et de mort...

Avec

MM. François Chaumette (Le Roi des Ondins), Jacques Toja (Le Roi), René Camoin (Le Premier Juge),  Michel Duchaussoy (Le Chambellan), Nicolas Silberg (Bertram), André Reybaz (Ulric), Jean-François Rémi (Le Deuxième Juge), Jean-Luc Boutté (Le Chevalier), Francis Huster (Le Poète), Louis Arbessier (Auguste), Georges Audoubert (Le Surintendant des Théâtres Royaux), Yves Pignot (Le Gardien des Porcs), Bruno Dévoldère (Le Premier Serviteur, L'Aide du Montreur de phoques), Patrice Kerbrat (Le Montreur de phoques, Le Deuxième Serviteur), Jérôme Deschamps( Le Deuxième Pêcheur, Aleuin)

Mmes Isabelle Adjani (Ondine), Denise Gence (Eugénie), Claude Winter (La Reine Yseult), Geneviève Casile (Bertha), Catherine Hiegel (Une Ondine, Grete), Catherine Ferran (Une Ondine), Fanny Delbrice (Une Ondine, La fille de vaisselle)

Élèves Mmes Marceline Collard (Une Ondine, Violante), Martine Dufour (Une Dame de Cour), Fanny Fontaine (Une Ondine), Christine Lebrina (Une Dame de Cour), Anne Poitrineau (Une Ondine)
M. Jean-Louis Sauvaire (Le Bourreau)

Acrobates Michel James, Martine Carlier, Gribouille, Isabelle Taillade, Ivanna Taillade

FICHE TECHNIQUE

Auteur: Jean Giraudoux

D'après le conte de: Frédéric de La Motte Fouqué

Début des répétitions: 2 janvier 1974

Date de la première représentation: 4 mars 1974

Mise en scène: M. Raymond Rouleau

Décor et costumes: Mme Chloé Obolensky

Assistant: M. Pasquale Grossi

Armures et décoration des costumes: M. Rostilav Doboujinsky

Manipulations du magicien réglées par: M. Michel Seldow

Représentations:

Comédie-Française - Salle Richelieu, du 18 mars au 31 juillet 1974

Soirées à 20h30: 18, 19, 20 (avant-première de Gala au profit de la Fondation Pierre-Koenig), 21, 22, 24, 25, 27 et 30 mars 1974 - 1, 2, 3, 6, 8, 9, 10, 14, 15, 17, 19, 20, 21, 22, 23, 26, 28, 29 et 30 avril 1974 - 2, 3, 8, 11, 12, 15, 17, 19, 23 et 29 mai 1974 - 2, 3, 4, 7, 8, 11, 13, 15, 19 et 27 juin 1974 - 19, 21, 24, 26, 28, 29 et 31 juillet 1974

Matinées à 14h30: 31 mars 1974 - 7, 14 et 28 avril 1974 - 5 et 19 mai 1974 - 23 juin 1974 - 21 et 30 juillet 1974

© Comédie-Française - Philippe Coqueux - Lipnitzki/Getty images

SÉLECTION DE CRITIQUES


"Jamais je n'ai été aussi ému..."
Jamais ce conte du fond des eaux, jamais cette belle histoire allemande, jamais cette tragédie de l'amour enchanté, jamais ce poème de lumière, jamais ce cantique déchirant et féerique de l'exigence des passions, jamais ce combat de l'homme avec l'ange, jamais cette grande fantaisie légendaire n'a été représentée avec plus d'intelligence, de pittoresque, de faste et de simplicité... Jamais ne fut mieux mise en valeur la singulière, l'étincelante fantasmagorie giralducienne ; jamais n'a été plus limpide l'eau de cette œuvre cruelle ; et l'attachante magie d'un sincère aveu sous la préciosité du baroque n'a jamais été mieux rendue. Jamais je n'ai été aussi ému à cette pièce...
Jean-Jacques Gautier, Le Figaro, 23 mars 1974

"Bonheur de théâtre"
Rien n'est plus difficile à rendre que cette transparence. Et bien, Isabelle Adjani réussit à nous en convaincre à chaque instant. Tour à tour enjouée, tendre, amoureuse, désespérée, elle atteint dans l'émotion au naturel le plus franc et le plus spontané... Toujours elle demeure claire, vivante, et pourtant fragile, menacée. On est absolument fasciné. J'ai rarement vu comédienne d'une plus entière et plus touchante sincérité. Dans le rôle du chevalier Hans, qui est un rôle très difficile, Jean-Luc Boutté lui répond admirablement... Tout cet envahissement, ce jeu de la passion et de l'incompréhension, puis de la solitude et du renoncement, Jean-Luc Boutté en rend compte en très grand comédien dont il a l'étoffe et le poids. Mais, tous, de Geneviève Casile à François Chaumette, dans cette représentation exemplaire, méritent qu'on les complimentent... Il y a là un bonheur de théâtre des plus rares et qu'il ne faut pas manquer.
Pierre Marcabru, France Soir, 23 mars 1974

"Merci"
Je ne sais comment parler sans dithyrambes de Denise Gence, de Claude Winter, de Geneviève Casile, de François Chaumette, Louis Arbessier, Michel Duchaussoy, André Reybaz, Jacques Toja, Francis Huster, René Camoin. Ils sont magnifiques pris par un et, encore davantage, solidairement. Je me dois néanmoins de faire la portion la moins congrue à Isabelle Adjani et Jean-Luc Boutté, d'abord parce qu'ils supportent vaillamment toutes les comparaisons. Merci donc à Isabelle Adjani pour son nez rougi et sa pâleur adolescente, aussi vrais que son émotion ; et merci à Jean-Luc Boutté pour son lyrisme contenu, de noble métal.
Robin Livio, Combat, 23 mars 1974

"Grands comédiens"
Le charme du Français est que les seconds rôles sont toujours tenus par des grands comédiens : Geneviève Casile, sèche Bertha ; Louis Arbessier, vieux pêcheur tout rond ; François Chaumette, inquiétant Roi des Ondins ; Nicolas Silberg, Bertram de belle allure... et pas seulement, et un peu plus ; Denise Gence, douce vieille cassée ; Claude Winter, reine compréhensive et douce (la scène avec Ondine est une merveille)... et tous les autres.
Henry Rabine, La Croix, 8 avril 1974

"Péché véniel..."
Isabelle Adjani a la rareté, et ce don que rien ne peut remplacer - ni l'expérience ni la technique - de paraître, au fur et à mesure que les mots sortent de sa bouche encore enfantine, inventer le texte qu'elle sert. Certains se sont irrités de mal l'entendre du haut du balcon. Bien sûr, il faudra qu'elle veille à ne pas privilégier le parterre, qu'elle freine son émotion pour laisser porter sa voix. Qu'on lui pardonne ce péché véniel...
Annie Copperman, Les Échos, 29 mars 1974

"Un peu fée"
Elle est sûrement un peu fée : elle entre en scène, ou plutôt elle apparaît sur la scène sans faire une entrée, une fille de quinze ans pas tellement apprêtée, et les décors cessent d'être des décors, les répliques deviennent une vraie conversation, même quand le texte est de Giraudoux...
Robert Kanters, L'Express, 1er avril 1974

"L'amour"
En 1974, dans une mise en scène somptueuse et parfois écrasante de Raymond Rouleau, Ondine demeure, à la Comédie-Française, un fort beau spectacle. Mais c'est parce que le nouveau couple, formé par Jean-Luc Boutté et, surtout, Isabelle Adjani, a su conserver et exprimer l'essentiel de l'œuvre de Giraudoux: l'amour.
André Camp, L'Avant-Scène, 15 mai 1974